Les Drayères à raquettes entre beau temps et (presque) tempête

Le 13.03.2020, par GeorgesS-685


Auteure : Joanna Mercat.

Après avoir patiemment cherché la neige dans le Sancy, puis dans le Cantal, cherché intensément et avec beaucoup de persévérance, nous voilà enfin dans la grande neige des Alpes, nous voilà sur les hauteurs, entourés par la blancheur pure de la neige tant attendue.

C’est une sortie raquettes sur quatre jours (du 28 février au 2 mars), en étoile, basée au refuge des Drayères dans le massif du Thabor/Cerces, que nous avons le bonheur de vivre. Le refuge nous abrite tout au fond de la vallée de la Clarée. Nous sommes entourés par des sommets grandioses : Pointe des Cerces, Aiguille Noire, Roche Château, Rocher de la Grande Tempête.

Entre Clermont et Bonnenuit (où les voitures nous attendront les quatre jours), il y a cinq heures de route. Aussitôt arrivés, nous attaquons la journée de randonnée avec une belle montée au refuge, les sacs remplis de provisions et de tout l’équipement pour cette aventure.

Ce premier jour nous offre déjà toute la beauté d’une montagne grandiose, la joie de traverser un col (col de Rochilles, 2496 m), l’harmonie d’un groupe dont les rythmes des uns et des autres s’ajustent petit à petit, le silence des lacs endormis sous la neige, le crissement des raquettes mordant la neige fraîche, les rayons du soleil encourageants.

Nous sommes seuls dans le refuge. Le mauvais temps est annoncé et les réservations des autres groupes ont été annulées. Et ils ont eu tort ! Le lendemain, le ciel est couvert, mais les conditions de marche restent bonnes. Et nous sommes seuls au monde. Tout autour, personne. Nous traçons, nous grimpons, nous soufflons, nous avons chaud, nous sommes confiants, nous avançons.

Au col de Névache (2794 m), de grandes corniches et un vent qui coupe le souffle, qui empêche de faire un pas. Nous le remercions de nous avoir ouvert ses bras, mais ne pouvons pas rester là plus que quelques instants, ni passer de l’autre côté. La descente se fait par le couloir Est et le lac des Muandes. Nous savourons un pique-nique rapide dans la neige, puis un temps de repos, d’échanges et de jeux au refuge, et enfin un bon dîner préparé avec soin par les jeunes gardiens du refuge.

Le troisième jour, dimanche 1er mars, fut certainement l’apogée de cette sortie. Au bout de quelques centaines de pas, nous nous trouvons dans une royale blancheur immaculée, aucune trace, le rêve du randonneur. Tout autour, ce sont beauté et silence, des sommets rocheux aux parois blanches se découpant sur le ciel bleu. Quelques petits nuages, grande blancheur et pureté des vallons et couloirs, magie et mystère du calme de cette montagne qui nous reçoit sous un soleil radieux. En zigzaguant, nous gravissons le ravin du Lau jusqu’à la Roche Château. À 2880 mètres, le panorama est le meilleur cadeau de cette ascension.

Le plaisir n’en finit pas, car nous descendons dans une douce poudreuse profonde. Fou de joie, chacun fait sa trace et le refuge est là trop vite.

Chacun choisit son bonheur final : une bière au soleil, une sieste, quelques instants de béatitude ou encore un bonhomme de neige.

Nous n’avions alors pas imaginé ce que la montagne nous réservait pour le dernier jour. Nous quittons le refuge, traversant la montagne dure et rude. Quand le beau temps disparaît, tout en altitude devient difficile. Et là, nous avons tout enduré : tempête de neige, vent, froid, brouillard, neige profonde, neige qui tombe, neige dans les yeux… Sur ce terrain très accidenté et mouvementé, plein de corniches, de bosses, de barres rocheuses, il est difficile de trouver son chemin quand la neige recouvre tout. Mais alors, sans visibilité, c’est vraiment très difficile. Heureusement, Thierry et son équipe (Houyam et Guillaume), avec leur GPS, leur téléphone et… leur persévérance, ont su garder le cap et nous guider à petits pas vers notre but. Presque huit heures de marche difficile, progression silencieuse, froid mordant, doutes, pentes raides, entraide. Cette rude expérience nous a tous marqués.

Après avoir déneigé les voitures, mis les chaînes, nous rentrons tard sur Clermont, fatigués et reconnaissants pour ces quatre jours inoubliables d’aventure, d’émerveillement, de randonnée et de grande neige aux Drayères.

Ont eu la joie d’être là : Antonio Peixoto, Catherine Jambon, Marie Le Hénaff, Sophie Bel et Joanna Mercat.

Sortie organisée et gérée par Thierry Chanier, épaulé par les co-encadrants Houyam Peixoto et Guillaume Lello.


 

Bienvenue sur le site du Club Alpin Clermont-Auvergne !

 

Vous trouverez sur ce site toutes les informations utiles pour découvrir ou re-découvrir notre club. N'hésitez pas à consulter les informations pratiques en utilisant le menu navigation. Si vous ne trouvez pas l'information que vous cherchez, vous pouvez aussi nous envoyer un e-mail (voir nos coordonnées en bas de page).

Notre permanence hebdomadaire est l'occasion d'accueillir et de renseigner les nouveaux adhérents et de rencontrer les autres, d'adhérer à notre club, de s'inscrire aux sorties et de les préparer. Venez nous rencontrer à la permanence tous les jeudis de 19h à 20h30 :

Horaires haute saison : du 9 janvier au 12 mars,

Permanence pour matériel de 18 à 20h

21 rue Jean Richepin
63000 Clermont-Ferrand
Salle 1
Tél. : 04 73 90 81 62

 

En dehors des horaires de permanence, vous pouvez :

  • Soit appeler Georges : 04 73 92 40 25

                                      06 24 01 28 25

  • Soit appeler Josette :   04 73 27 04 57
  • Soit adresser un e-mail à 

      

 Georges et Josette répondront à vos questions. 

----------------------------------------------

Nos partenaires : 

 

Recherche :