Le Tour du Vignemale

Le 10.09.2019, par GeorgesS-685


Texte : Stéphane.

Photos : Carine et Stéphane.

Participants : Éliane, Josette, Anne-Marie, Agnès, Carine, Jean-Paul, Christian et Stéphane.

Encadrants : Christian et Stéphane.

Samedi 29 juin :

Départ de Clermont pour Cauterets (Hautes-Pyrénées).  Nous nous retrouvons autour d’un café sur l’aire de la Lozère et le soleil est lui aussi au rendez-vous !  La canicule est encore présente et nous avons hâte d’être en altitude !  Il est environ  17 h 30, lorsque nous arrivons à l’hôtel du « Pas de l’Ours » où l’accueil est chaleureux et l’ambiance « chalet » de nos chambres confortables nous permet de bien nous reposer avant d’entamer, dès le lendemain, notre tour du Vignemale, en six étapes.

Dimanche 30 juin :

Après un petit déjeuner de luxe, nous voilà partis garer nos voitures au Pont d’Espagne (1460 m), point de départ de notre boucle autour du plus haut sommet français des Pyrénées, d’abord par le GR10 côté français, puis par le GR11 côté espagnol. Une magnifique montée en sous-bois nous conduit au lac de Gaube (1725 m) où nous prenons quelques minutes pour contempler ses eaux turquoise,  devant la face nord du  Vignemale en fond de la vallée. Ensuite, nous remontons le gave des Oulettes et après un pique-nique au-dessus de la cascade d’Esplumouse, nous atteignons le refuge CAF des Oulettes de Gaube (2151 m). Nouvelle petite pause avant de nous attaquer à la longue montée de la Hourquette d’Ossoue (2734 m), point culminant de notre périple. Nous marchons dans la neige juste avant le passage du col, mais finalement, les crampons ne sont pas nécessaires. Petite pause photos et la tentation de gravir le Petit Vignemale (3032 m) en « bonus », mais nous préférons raisonnablement nous en tenir à notre randonnée pour « en garder sous le pied » et regagnons, une centaine de mètres plus bas, le refuge CAF de Bayssellance (2651 m). La petite mousse en terrasse avec vue sur les sommets de Gavarnie et la brèche de Roland est bien méritée !

 

Lundi 1er juillet :

Nous commençons cette journée par une descente et passons devant les grottes de Bellevue, creusées directement dans le rocher par le comte Henry Russel entre 1881 et 1893 et pouvant servir d’abri. De là, nous observons les alpinistes partis avant nous à l’assaut du Vignemale par le glacier d’Ossoue. Cette longue descente nous permet de rejoindre le lac d’Ossoue et son barrage vers 1830 m, et c’est un peu plus loin, à la cabane de Sausse-Dessus, que nous nous arrêtons pour pique-niquer, adossés à ses murs pour avoir un peu d’ombre. Nous terminons notre descente au milieu des rhododendrons jusqu’à la Grange de Holle (1495 m) où Carine en profitera pour se rafraîchir dans le torrent ! Ce soir là, beaucoup en profitent pour laver du linge et la corde, qui ne sortira pas du sac du séjour, servira ici d’étendoir dans tout le dortoir ! Au repas du soir, j’ai été étonné lorsque j’ai été « obligé » de m’assoir en milieu de table, mais lorsque j’ai vu arriver le gardien avec un gâteau et des bougies, accompagné d’une bouteille de champagne, j’ai compris l’intention chaleureuse de tout le groupe, qui était de marquer ce soir-là mon anniversaire ! Une attention toute particulière qui m’a sincèrement touché, surtout au milieu d’une belle aventure comme celle-là !

 

Mardi 2 juillet :

Nous quittons le GR10 et passons juste au-dessus du village de Gavarnie, pour monter en lacets sur le plateau de Bellevue, qui porte bien son nom tant la vue sur le cirque et sa grande cascade y est époustouflante ! Nous profitons d’ailleurs de la vue pour poser les sacs à dos un moment ! Le temps se couvre sans être vraiment menaçant, mais nous ne traînons pas trop pour remonter cette belle vallée des Pouey Aspé, d’abord en balcon, puis au milieu des vaches et des moutons jusqu’à la Cabane des Soldats, afin de basculer en Espagne par le Port de Boucharo, col à 2270 m. De là, l’ambiance est différente. Nous retrouvons le soleil, et la montagne se fait plus minérale ; et c’est juste après la frontière que nous nous arrêtons pour pique-niquer. Cette longue descente jusqu’au refuge de Bujaruelo (1340 m) aura raison des dernières forces d’Éliane, victime, malheureusement, d’un début de sciatique. La possibilité qu’elle puisse ou non continuer avec nous le lendemain mobilise la réflexion en soirée !

 

Mercredi 3 juillet :

C’est la journée redoutée de tous, d’abord parce que cette quatrième étape est la plus longue (environ 20 km et +1200 m) et surtout parce que des orages sont annoncés dès le début d’après-midi ! Le départ se fait donc à 7 h 00 et Éliane souhaite tout de même essayer… Malheureusement c’est avec grand regret qu’elle décide de retourner au refuge dès la première pause, pour rentrer en taxi à Cauterets ! Nous continuons donc sans elle, le long du torrent, par le GR11, en remontant la très sauvage vallée del Ara, où seules des vaches nous ont précédés et ont quelque peu « piégé » le sentier !  Nous sommes dominés par le versant sud-ouest du Vignemale, et de là, notre sentier bifurque à gauche dans une pente beaucoup plus raide en direction du col de Brazato (2566 m). Après un pique-nique rapide sous le soleil, c’est dès 13 h 00, aux premières gouttes et coups de tonnerre, que nous décidons tous de sortir nos «rain cover», comme dit Jean-Paul, et de franchir au plus vite le col, de blocs en blocs ! L’itinéraire longe deux lacs d’altitude et une brève éclaircie au col nous laisse espérer que le mauvais temps est derrière nous… Il n’en est rien et durant une bonne heure, nous nous faisons arroser jusqu’au grand lac de Brazato et son barrage. Le reste de cette longue descente vers la ville thermale de Baños de Panticosa se fait de nouveau sous un soleil généreux, ce qui nous permet de gagner le refuge de Casa de Piedra complètement secs, mais bien fatigués de cette longue journée et là aussi, la petite mousse est bien méritée !

 

Jeudi  4 juillet :

Le départ se fait vers 7 h 15 et la remontée du canyon où chute un torrent est bien raide pour la mise en jambes ! Après une petite vire équipée d’un câble, nous débouchons sur une vaste vallée où la pente se fait momentanément moins forte, puis nous montons en lacets au-dessus de la cascade du déversoir du lac de Bachimaña (2197 m) et de son barrage. Une pause s’impose pour profiter de la beauté du site ! De là, le sentier longe en balcon la rive droite du lac jusqu’à sa tourbière amont où nous quittons le GR11 qui part vers le refuge de Respumoso, pour rebasculer en France par le Port de Marcadau, col à 2541 m, en direction du refuge Wallon. La descente est d’abord raide et nous la coupons pour la pause casse-croûte, puis nous prenons pied sur le Pla de Loubosso, une vaste étendue herbeuse où coule tranquillement le gave du Marcadau. C’est ici que nous assistons à deux spectacles : d’abord à la remontée dans le pierrier d’un groupe d’isards, puis au travail de bergers et de leur border collie, qui s’activent pour regrouper les moutons dans un enclos. C’est en tout début d’après-midi que nous arrivons au refuge Wallon (1865 m) qui doit être restauré prochainement…. et il y a du boulot, tant l’état des chambres est lamentable, avec de la moisissure partout ! Seule l’animation des gardiens à la « baba-cool » et la beauté exceptionnelle du site valent le détour ! Nous ne manquerons d’ailleurs pas, pour ce dernier soir, de tous nous rafraîchir auprès du torrent, puisqu’il n’y a pas de douches, et Carine prendra son deuxième bain vivifiant !

 

Vendredi  5 juillet :

Après un petit déjeuner rapide, nous quittons notre logement insalubre pour redescendre cette belle vallée et rejoindre les cascades du Pont d’Espagne où se retrouvent le gave de Gaube et celui de Marcadau, signe que nous aussi, nous venons de boucler cette belle boucle autour du Vignemale ! De retour à Cauterets, nous retrouvons Éliane, qui a profité des bains de cette station thermale en nous attendant à l’hôtel. Avant de récupérer l’autoroute, nous nous arrêtons pour manger à Tarbes, afin de terminer ce beau séjour dans la convivialité !

Merci à tout le groupe pour sa bonne humeur et à Christian pour son aide, en connaisseur avisé des Pyrénées, et surtout pour ce dessert au champagne à Gavarnie !!! Sincèrement merci !!!

 

 

 


 

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