Week-end escalade Cantal Roc d'Hozières

Le 27.06.2019, par GeorgesS-685


Auteur : Marc Daniel.

Samedi 15 juin, nous sommes partis le matin, Audrey, Coline, Marc et Raphaël, pleins d’espoir en dépit des prévisions météo, par des chemins de traverse (le guidage routier était programmé sur l’option la plus courte) en direction du site d’escalade de Châteauneuf.  Malheureusement, la grenouille était de  sortie et c’est sous la pluie que nous avons arpenté le pied des différentes voies de 20 m de haut, au demeurant fort nombreuses (plus de 50 !).

Nous nous réfugions au café où nous retrouvons Julien, histoire de nous réconforter avant de prendre la direction du gîte de La Boudio à Lavigerie. Après le casse-croûte, nous allons reconnaître le départ pour la Bulle d’Hozières, il pleut toujours et c’est complètement bâché. Il nous a fallu plusieurs demi-tours sur la route vers le Falgoux pour dénicher le point de départ du sentier vers le site. Au retour de la reconnaissance au pied de la voie, qui nous laisse un peu interrogatifs sur l’état qu’aura le rocher le lendemain, Coline installe un beau cairn avec un bâton surmonté d’une fougère (la touche féminine…) en bordure de route. Marc avait dit fin de la pluie à 17 h et il avait même menacé le ciel qui, du coup, a obtempéré.

Entre-temps, Clémentine nous a rejoints après un trail de 24 km vers Aurillac, chapeau bas ! Au programme du dîner, un volcan avec un saint-nectaire, de l’ail, du poivre et un peu de vin blanc : bon et léger à souhait… Le soir, le patron du gîte, un grimpeur fort sympathique, nous rassure sur les conditions pour le lendemain (après avoir prédit un peu de neige au deuxième relais...) et partage avec nous ses expériences et ses connaissances ; d’autres jouent aux dames, au Black Diamond,…

Nuit calme en dortoir, pas de ronfleur (étonnant, mais les boules Quies, ça peut atténuer…). Après avoir pris un bon petit déjeuner et pris congé de ce gîte très accueillant, sans se nous presser, nous partons vers la Bulle qui apparaît dans toute sa splendeur dans la descente du pas de Peyrol. Nous sommes les premiers au pied de la mythique voie : Raphaël grimpe en tête avec Audrey et Marc, Julien suit avec Clémentine et Coline. C’est bien au départ de la deuxième longueur que les choses se corsent, un pas un peu plus difficile qui fait chuter Audrey à deux reprises, mais ça passe. Pour Marc, c’est plus difficile et il se retrouve à un moment donné pendu comme un jambon au-dessus du vide sur une portion un peu à l’écart de la voie sans bonnes prises et, le stress aidant, c’est Julien qui vient le sortir de cette posture plutôt désagréable avec ses gros biceps. Cela tombe à pic puisque nous avions révisé la veille au gîte, sur une poutre, les mouflages : le mouflage boucle, effectivement, ça marche…

 

Après, c’est moins dur et les cordées évoluent vers le haut, non sans profiter du soleil aux relais, d’où quelques rougeurs sur la peau dénudée pour celles qui ont oublié la crème solaire ! Ouf, il est 15 h et la tendre herbe du sommet accueille nos pieds nus quelque peu meurtris par ces 240 m d’ascension et il est grand temps de se restaurer. Après une petite sieste, nous redescendons par un sentier plus ou moins marqué et récupérons les sacs laissés en bas de la voie.

Nous laissons Julien se faire plaisir sur la 6b du Mort aux Vaques (et non pas aux Vaches...), assuré par Clémentine, la technique et le style assurément. Retour à Clermont à 19 h.