Sortie grandes voies aux rochers de Costaros le week-end des 19 et 20 octobre.

Le 03.11.2019, par GeorgesS-685, 2 commentaires


Auteure : Margaux Bonhomme.

Si je devais retenir une chose de cette sortie grandes voies, ce serait la splendeur des paysages. Seulement,  on ne peut pas simplement retenir une seule chose d’une première expérience en grandes voies en Auvergne. Il faut se souvenir de la sensation de hauteur, une première pour moi, petite Bretonne curieuse des sommets auvergnats. Il faut se souvenir des conseils bienveillants des accompagnateurs et d’un demi-milliard de manips de corde. Il faut se remémorer le contact de la roche volcanique, si différente des parois de granite.

J’ai appris que la beauté des pas pouvait s’étirer sur plusieurs longueurs de corde, que la gestuelle et la technique ne s’appliquent pas uniquement aux voies de 10 m, mais qu’elles s’étendent jusqu’aux sommets déchirant les nuages lourds de pluie. J’ai appris à respirer sous la course effrénée des nuages et à assurer mes prises entre deux coups de vent. 

Pour revenir au début de l’aventure, nous sommes partis de Clermont un samedi matin d’octobre pour parcourir deux heures durant cette belle région qu’est l’Auvergne. Nous avons quitté la ville pour atterrir dans une vallée verdoyante sous une météo menaçante. Le rocher de Costaros apparaît alors, pic clair sous les nuages noirs, dominant de ses parois verticales le panorama apaisé des prairies verdoyantes.  Après une courte marche sous les arbres, nous sommes prêts à commencer l’ascension…

Jean-Baptiste et Lech semblent plus qu’à l’aise, tandis que je progresse en sécurité entre deux grimpeurs expérimentés, Noël et Jean-Louis, puis Bernard et Jean-Louis. De l’autre côté du rocher, Cécile et Thibault s’amusent à coincer leur corde. La journée s’étire, une longueur, puis deux, un rappel, un pique-nique, encore d’autres longueurs et toujours pas de pluie. Les brèves apparitions du soleil illuminent parfois brièvement l’océan d’arbres dorés par l’automne qui s’étend sous notre terrain de jeux.

A la fin de cette journée, direction le gîte pour une nuit reposante à Blanlhac, hameau plein de charme, déposé au milieu d’une vallée calme et verdoyante. La grande pièce froide est bientôt égayée d’une flambée dans le poêle. Au menu, la blanquette fait l’unanimité ! Autre point fort de notre logement d’un soir : la chambre ! Cette grande pièce en bois et garnie de lits superposés pose l’ambiance d’une colonie de vacances tandis que ses fenêtres ouvertes sur la campagne environnante invitent à la rêverie.

Nous repartons le lendemain matin, sous un ciel menaçant, pour une nouvelle séance de grimpe. Attentionnés, mes guides ont invité la pluie, histoire de ne pas trop me dépayser, charmante intention. Apparemment, le sursis a assez duré et il est temps de partir pour laisser la place aux averses.

Merci pour cette initiation qui sera, je l’espère, la première d’une longue liste.