Rando à ski en Haute-Maurienne

Le 10.06.2018, par GeorgesS-685, 2 commentaires


Auteur : Pierre Besson.

Initialement sept puis deux, nous nous retrouvons finalement quatre valeureux cafistes, Isabelle, Gary, Nicolas et moi, prêts à affronter la météo capricieuse du moment. Notre choix s’est porté sur un mini-raid franco-italien en Haute-Maurienne. Première bonne surprise : la neige est bien présente et nous pouvons chausser directement à partir du parking de la Goulaz. La montée jusqu’au refuge d’Avérole se fait tranquillement entre chalets d’alpage et marmottes, avec, malheureusement pour moi, une perte de rondelle de bâton. C’est là qu’on se rend compte de l’utilité de ce bout de plastique…

Départ matinal le lendemain à l’assaut de l’Ouille d’Arbéron, un beau sommet que nous n’atteindrons pas, stoppés par l’épaisse couche nuageuse qui nous oblige à nous arrêter au col d’Arbéron à 3022 m. Descente sympa et, pour prolonger la rando, nous remontons un vallon bucolique en direction d’une cabane de berger « fantôme » indiquée par le GPS d’Isabelle. La forte dégradation du temps nous incite à un arrêt casse-croûte sous un abri rocheux de fortune et à un retour express au refuge. Là, dans une ambiance chaleureuse, partie de Scrabble franco-anglaise très disputée ! MacGyver en profite pour adapter une boîte de thon vide en guise de rondelle de bâton. Pas très esthétique, mais efficace ! Malgré un premier bulletin neige alarmant (avec avalanches à tous les étages), le second bulletin météo est heureusement meilleur.

Le lendemain, nous bénéficions d’une couche de neige fraîche et d’un beau soleil pour faire la trace jusqu’à la Pointe Marie (3313 m). La descente est un régal en passant par le col d’Arnès pour rejoindre le refuge Gastaldi. Les plus courageux (c’est-à-dire tout le monde sauf moi) décident de poursuivre par une boucle sur le glacier de la Bessanèse et 300 m de dénivelé supplémentaires. Nous nous retrouvons autour d’une bonne soupe minestrone et d’un vino rosso molto bello.

Pour notre dernier jour, et faute d’une visibilité suffisante, nous renonçons au passage du Colerin et empruntons le même itinéraire que la veille pour revenir côté français. Encore une excellente neige qui agrémente notre descente et, après le franchissement de plusieurs coulées et de quelques troncs d’arbres, nous rejoignons sans encombre notre point de départ.