Ouverture de la saison de via ferrata

Le 18.05.2016, par GeorgesS-685


Auteur : Gaël Gilles-Garcia – Le 13 mai 2016

Pour cette première sortie via ferrata de l'année 2016, Alain, notre encadrant, nous gâte avec un programme de deux jours (23 et 24 avril) sur deux sites : Thueyts dans le nord de l'Ardèche et Villefort en Lozère ! Cette sortie est la toute première d'un cycle de quatre avant la semaine en Italie, dans les Dolomites, au mois de juillet.

Nous nous retrouvons le samedi à 6 h 45 sur le parking du Lycée Molière à Beaumont pour un départ à 7 heures pétantes. Nous sommes sept personnes réparties en deux véhicules. Nous nous étions déjà rencontrés à la permanence du CAF le jeudi précédant la sortie pour une réunion d'organisation.
Après deux heures et demie de route, dont une bonne partie sous la pluie, nous arrivons à Thueyts. Il fait gris et froid ! Nous décidons de prendre un café dans un bar sur la place centrale du village. Anne-Marie nous offre ses succulents sablés maison. Rien de mieux pour nous requinquer, particulièrement les conducteurs, après la fastidieuse descente constituée d'interminables virages qui relie la Haute-Loire à l'Ardèche.
Il est 10 h 30 et nous nous équipons sur le parking, faisons une vérification croisée, puis nous nous dirigeons vers le Pont du Diable, parcours classé AD+. Des hauteurs, nous jouissons d'une magnifique vue plongeante sur l'Ardèche (la rivière !). Au bout de quelques minutes de marche apparaissent les premiers câbles d'encordement. C'est parti pour trois heures de via ferrata ! Après une série de passages à flanc de paroi, au-dessus de l'eau, nous atteignons un point stratégique du parcours : la tyrolienne, qui permet de passer de l'autre côté de la rivière. Delphine nous propose une démonstration de cochon pendu... Ce numéro consiste à se laisser aller sur le câble (classique !), mais une fois arrivé à la passerelle, à retourner en arrière puis à se suspendre d'un bras au milieu du câble !!!! A partir de là, les collègues déjà arrivés de l'autre côté de la tyrolienne, prennent le relais. En effet, Alain attache une corde à la falaise, qui va servir à tirer notre chère Delphine jusqu'à nous. Je remonte ma poulie sur le câble et, à la force des bras, je pars en sens inverse pour amener l'autre bout de corde à Delphine et l'attacher à son baudrier. C'est maintenant au tour d'Alain de nous tirer jusqu'à lui.
Après cet épisode rigolo, nos trois derniers camarades nous rejoignent et nous poursuivons : ponts de singe, échelles, pont népalais... Vers 13 h 30, nous nous arrêtons pour la pause casse-croûte avec magnifique vue plongeante sur l'Ardèche. Une heure plus tard, nous repartons mais, cette fois-ci, pour une marche à travers les châtaigneraies. Nous passons même dans un ancien village dont il ne reste plus que les ruines à flanc de colline. A partir de là, nous amorçons la descente en direction des voitures et retraversons l'Ardèche par le somptueux pont romain. Nous sommes au milieu de l'après-midi et le climat s'est réchauffé ; nous pouvons enfin nous mettre en t-shirt et sortir casquettes et lunettes.
A 16 h 30, nous partons en direction de la Lozère. Un peu moins de deux heures plus tard, nous arrivons au village venté de Villefort. A 19 h 30, nous goûtons à l'apéritif local, un vin à la crème de châtaignes ; puis s'en suit le dîner au foie gras, blanquette de veau et, pour couronner le tout, la ronde des fromages locaux : la tomme et la tommette au lait de brebis nous régalent ! Un vrai délice !

Dimanche matin, pas de grasse matinée ! Nous nous retrouvons à 8 heures au petit déjeuner puis à 9 heures, nous sommes sur le site de via ferrata du lac de Villefort, dont le temps de parcours est donné pour 4 heures.
Il y a du vent et il fait froid, mais rien ne nous arrête... pour l'instant...
Après quelques minutes de marche nous arrivons face à la paroi et Christian s'exclame « nous allons tricoter ». En effet, les échelles et autres câbles sont concentrés sur la face nord et progressent tel un fil de chaîne sur une maille tricotée.
Ce parcours se révèle rapidement être plus physique que celui de la veille, et les conditions climatiques peu favorables ne nous aident point : nous sommes transis de froid !!! Après 2 h 45 d'efforts, nous décidons tous d'écourter le périple et de terminer par la tyrolienne, sans numéro de cochon pendu, cette fois-ci...

Sur le chemin du retour au parking, nous nous arrêtons dans un endroit abrité du vent pour pique-niquer, avec vue sur le lac et son beau pont aux multiples arches.
A ce moment-là, nous apercevons d'autres personnes pratiquant la via ferrata sur ce parcours, contrairement à la veille où nous étions les seuls.

Le trajet vers Clermont-Ferrand dure trois heures et, dès les premiers kilomètres, est parsemé de surprises : splendide château médiéval en parfait état de conservation, passage sur le barrage de Villefort, vue sur une chapelle construite sur un rocher isolé, et traversée du sud de la Haute-Loire que j'aime beaucoup : il me rappelle de bons souvenirs d'un passé professionnel à arpenter les moindres recoins de l'Auvergne...