Initiation à la randonnée alpine le 7 janvier 2018

Le 11.01.2018, par GeorgesS-685


Auteure : Delphine Bouju

Encadrants : Stéphane A. et Michel A.

Participants : Agnès C., Catherine J., Delphine B., Houyam P., Monique M., Sylvie C., Antonio P., Cyril G., Maurice J., Thierry C.

Baudrier, casque, crampons et piolet, tout y est. C’est parti pour la première journée d’initiation à la randonnée alpine de la saison, organisée par Stéphane et Michel.

Je rejoins une partie du groupe à Clermont, puis direction le parking du buron du col de la Croix-Morand (massif adventif) où le reste du groupe nous attend. Nous stationnons au pied du chemin d’approche qui nous conduira dans le Val Blanc. 

Baudriers enfilés, cordes sur les sacs à dos, nous entamons notre petite marche. Les précipitations des derniers jours et le redoux ont fait fondre le manteau neigeux. Malgré tout, nous trouvons suffisamment d'espaces encore enneigés pour nous plonger dans l'ambiance.

Michel nous propose de voir les encordements, la position du baudrier et comment marcher en cordée. Nous n'aurons pas le plaisir de chausser les crampons, la neige ne s’y prête pas. Trois cordées de trois se forment et nous partons, corde tendue, sur un glacier crevassé imaginaire, sous l'œil vigilant de Michel, Stéphane et Thierry.

Quelques petites pentes enneigées s’offrent à nous. Michel et Stéphane en profitent pour nous décrire physiquement les différentes techniques de cramponnage en montée et descente, comment utiliser le piolet, ainsi que les anneaux de buste et le lovage de corde. A notre tour d’effectuer des allers et retours.

Nous progressons en direction du puy du Barbier, objectif la crête. Catherine, Cyril et moi nous encordons et commençons notre petite ascension, nous appliquant à marcher corde tendue et en zigzag afin de ne pas nous fatiguer. Nous parvenons à trouver la bonne cadence. Michel progresse en parallèle, attentif à nos changements de pieds lors de nos virages.

La crête atteinte, Michel profite d’une accumulation de neige pour nous proposer d’effectuer une traversée avec assurage du premier, puis du second et dernier.

Après la montée, la descente fait partie du jeu. Arrivent vite les chutes volontaires.

Au début, toujours en cordée, nous nous exerçons prudemment, puis nous sentant plus à l'aise au vu de la neige molle, nous y prenons goût. Tout va bien pour le moment. C’est au tour de Cyril de descendre le premier, Catherine au milieu. De bon cœur, Cyril simule une chute et nous entraîne avec lui, la glissade prend un peu de vitesse, mais Catherine réussit à la stopper. Merci Catherine, sans toi nous aurions fini dans... l'herbe. J'imagine alors le danger d’une chute sur de la glace… Nous serions vite embarqués si nous n’anticipions pas.

Une révision sur la technique des arrêts de chute s'impose. Quelques explications données par Stéphane et le voilà s’exécutant dans des démonstrations de « ninja du Pays des Neiges », roulés-boulés, chute arrière, tête la première… A notre tour, nous nous élançons, à plusieurs reprises, quels bons moments !

Le ciel s’assombrit derrière nous, nous redescendons en courant pour le plaisir et lovons les cordes. Nous regagnons les voitures où un gâteau chocolat noisettes fait notre régal, suivi d'une réhydratation au buron du col.

Nous nous quittons heureux de notre journée. Le faible enneigement ne nous a pas empêchés de passer une bonne journée : le site et la petite brise nous ont permis de profiter au mieux de l'initiation, en attendant le retour des flocons et du froid qui nous permettront de sentir la neige craquer sous nos crampons, et de partager les moments d’être ensemble.