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Faverges - Randonnées en étoile

Randonnée montagne
Rédigé par GeorgesS-e2f le 19/08/2026
Modifié par GeorgesS-e2f le 29/08/2026
Publié par GeorgesS-e2f le 29/08/2026
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📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « FAVERGES- randonnées en étoile- NIVEAU 4 »

Encadrants : Nicolas et Fabrice.  

Participants : Marie, Sandrine, Sabine, Vincent.  

Auteur : Vincent. 

Du 17 au 23 juillet 2026. 

 

Massif des Bauges - Pointe de Chaurionde (2173 m)

Jour 1. Les sacs sont prêts dès les premières heures du matin. Bien que le départ ne soit pas loin du gîte de la Glaise, nous préférons nous économiser, et bien vite nous garons les voitures au pont de St-Ruth. Mise en jambes sportive, l’entrain est bien présent, et c’est sur les chapeaux de roues que nous entamons l’ascension en traversant la forêt de St-Ruth, en direction du col d’Orgeval. A notre gauche apparait le Petit Sambuy ; à notre droite la barre rocheuse de Montriond ne laisse pas indifférente Marie. Courte pause au col d’Orgeval, qui nous laisse admirer partant vers l’est le sentier escarpé permettant d’accéder à la pointe d’Arcalod. C’est pourtant bien sur l’autre versant que nous reprenons notre périple, et bientôt la pointe de Chaurionde apparait derrière la crête qui nous sépare. Lors de l’ascension, nos âmes d’orophiles ne manquent pas de s’émerveiller de l’aspect en forme de cœur que fait au loin le lac d’Annecy. Rapidement, nous atteignons la pointe de Chaurionde, paysage d’alpages dominé par cols et pointes minérales. Devant nous se dressent les dentelles de la pointe de la Sambuy. Nous repartons sur la crête qui nous mène en contrebas au col du Drison ainsi qu’à la chèvrerie du même nom, où la faim commençant à se manifester nous achetons un fromage que nous partageons un peu plus tard en contrebas du chalet de la Bouchasse. Courte sieste chatouillés par les fourmis, et nous voilà repartis en direction du pas de l’Ours, occasion de monter dans une cheminée aménagée en s’aidant des mains. Le passage par la petite station de ski Seythenex-la-Sambuy nous permet de nous rafraichir et de goûter les glaces à la potion magique du coin qui réussit à presque tout le monde… On se posera quand même la question jusqu’aux voitures de savoir si la glace au génépi était alcoolisée ou pas. Il me semble que quelqu’un dans le groupe connait la réponse.

Chaurionde

 

Aravis - Mont Charvin (2409 m)

Jour 2. Départ à la fraiche pour éviter l’affluence tout autant qu’une ascension sous la chaleur. Nous nous garons sur le parking des Chandoches, que nous trouvons déjà bien plein. Les premières courbes de niveau finissent de nous réveiller, et après avoir traversé la forêt qui nous sépare des alpages, nous admirons notre terrain d’aventures de la journée. Face à nous, le majestueux mont Charvin nous domine… Mais c’est que c’est haut et escarpé… Va falloir gérer ! À l’ouest la Tournette, réjouissance du lendemain se dessine, plein sud derrière l’aiguille du Bouchet, élancée étroite, la dent de Cons. Après la mise en jambes de la veille, cette fois-ci nous y sommes, les choses sérieuses commencent. Nous passons la ferme auberge de l’Aulp de Marlens en nous faufilant entre les vaches fraichement sorties de la traite du matin, avant de commencer l’ascension vers le sommet. La pente est raide, l’ombre du versant ouest la bienvenue jusqu’à la crête vertigineuse qui mène au sommet. Les superlatifs fusent. Oui, effectivement, c’est grandiose ! A en faire tourner la tête. 

La crête, puis le sommet qui surplombe la vallée, nous donnent un panorama remarquable. En bas, tout en contrebas, encaissé, le lac du mont Charvin, notre lieu choisi pour le déjeuner. Du sommet un fin sentier dans la pente abrupte y descend… Nous choisirons de rester sur l’itinéraire initial, redescendre et passer le col du Porthets. Déjeuner vite avalé, sieste méridienne sans le chatouillis des fourmis, et pour la première fois, avec la petite veste. Nous sentons bien les 2000 m d’altitude. Il ne reste plus qu’à rentrer, et surprise, nous nous apercevons que les semelles elles aussi ont été mises à rude épreuve sur les entiers minéraux aux nombreux morceaux de roches ciselées et tranchantes. Toute l’ingéniosité du groupe est mise à profit pour donner les soins vitaux aux semelles de Sabine qui en urgence vitale, malgré tous nos efforts, rendent doucement l’âme… Hélas, il n’y aura pas de miracle cette fois-ci, peu avant la ferme de l’Aulp les semelles trépassent. Dans une douleur immense, le sacrement de l’extrême-onction est administré. Repose en paix paire de chaussures de randonnée, sur les sentiers de gloire du mont Charvin. Sur le retour, nous ne manquons pas de leur rendre hommage solennellement, une bière à la main depuis la première terrasse que nous rencontrons. Du hameau nommé La Savatte… comme quoi, il n’y a jamais de hasard.

Charvin

 

Massif des Bornes - La Tournette (2350 m)

Jour 3. Ne pas compter sur les sorties CAF pour buller la matinée sous la couette ! Le programme du jour est bien chargé, et dès le lever du soleil nous quittons le gîte pour le parking en contrebas de La Molloire. L’air est frais, la lumière matinale baigne la vallée, c’est parti pour un peu moins de 1000 m d’ascension vers le col de la pointe des Frêtes. Rapidement, nous quittons les sous-bois et retrouvons les alpages, ses paysages, le tintement des cloches des troupeaux, si bien qu’arrivés au Praz Dzeures, deux gros chiens puissants nous toisent en aboyant et grognant. Nous allons faire connaissances avec les patous. Nous resserrons les rangs, plantons nos bâtons au sol et les laissons approcher. Quelques reniflades, et même si la veille nous avons mangé des côtelettes d’agneau, nous obtenons malgré tout notre droit de passage pour le col. Quelques efforts et nous l’atteignons. Que la montagne est belle, chantait Jean Ferrat. La crête, de part et d’autre pointe de la Beccaz, pointe de la Bajoulaz, dressée minérale, plus majestueuse encore. Nous profitons du panorama sublime, scrutons les massifs environnants, devinons les ébauches de sentiers, scrutons les éperons, et avons l’œil attiré par des silhouettes familières… ils sont là ! Deux chamois jouent des cornes, ils nous observent depuis bien longtemps et surveillent notre progression que nous reprenons le plus silencieusement possible, vers le col de la pointe de la Beccaz. Instant suspendu, nous sommes chez eux ; nous en découvrons d’autres, assis cornes dressées, broutant les tendres bruyères au détour d’un rocher, tous nous surveillent du coin de l’œil. On en oublierait presque le vertigineux panorama perché à plus de 2000 mètres au-dessus du lac d’Annecy, ainsi que les précautions à garder afin de bien rester sur le sentier parfois étroit qui borde les pentes abruptes et découpées de la Tournette. Heureusement, nous basculons lentement sur le versant est, bien moins aérien et totalement minéral. Câbles et échelles nous attendent pour l’ultime ascension du rocher de la Tournette, dit la chaise. Panorama du jour encore une fois aérien, escarpé, monumental, sublime. Le ciel, avec une légère brume de chaleur, nous permet de profiter des massifs environnants. Les choucas volent aux alentours ; la vue est imprenable sur le lac d’Annecy tout comme sur la chaîne des Aravis. Il commence à être temps de redescendre, trouver un endroit où s’arrêter manger et reprendre des forces. On crois un petit névé, Marie nous fait profiter des dernières neiges fraiches, et c’est face au mont Blanc que nous déjeunons.

La redescente est progressive, les plaisirs variés, tout comme le paysage et la végétation qui se densifie au fil de notre descente dans la vallée. Retour au gîte pour une soirée festive. Nicolas débouche le champagne que nous apprécions tous.

 

Tournette

 

Massif des Bauges - Dent de Cons (2062 m)

Jour 4. Dernière journée d’escapade, lever tôt pour plier bagages et faire un brin de ménage. Depuis quatre jours, la dent de Cons nous défie de la terrasse du gîte. Majestueuse découpée, aujourd’hui c’est le grand jour, c’est du sérieux, on va côtoyer les aigles… En référence à Michel Audiard, « faut reconnaitre que c’est du brutal ! ». Direction le parking du Planet pour attaquer la dent par l’ouest. Montée raide en forêt jusqu’à la cabane des Gardes.

Une courte pause sur le banc des Gardes pour reprendre des forces en admirant la vallée, et nous reprenons le sentier escarpé qui monte sur le flanc abrupt de la dent jusqu’à la crête.

Après une progression exigeante, le groupe arrive sur les crêtes, le panorama est magnifique, la vue époustouflante sur les massifs environnants.  

Etant convenus de repositionner les voitures afin d'éviter une dernière journée trop longue avant notre retour en Auvergne, Fabrice et moi redescendons et partons tous deux à la rencontre du groupe qui lui aussi est déjà sur la redescente. Au détour d’un chemin, nous retrouvons des filles heureuses et fières d’avoir traversé la crête. Bravo les filles, votre maitrise est épatante ! Vous avez toute votre place au CAF et gagné vos galons de cabris ! Félicitations ! Nous apprenons aussi que tout là-haut, les myrtilles n’ont pas manqué d’attirer leur attention, elles y sont rarement cueillies et s’y trouvent à profusion !

Débriefing convivial loin des crêtes aériennes, pieds bien calés dans la vallée, au café de la base de loisirs de Longemal, puis il est temps de reprendre la route du retour après ces quatre jours le nez dans les nuages.

Dent de Cons

 

Un grand merci, Nicolas et Fabrice, de nous avoir conduits sur de si beaux sentiers.