Ski de randonnée alpine au Grand-Saint-Bernard
📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « Randos en étoile depuis le Grand Saint Bernard »
Autrice : Corine.
Lundi 23 février, Marc, Pascal et Philippe covoiturent depuis Clermont jusqu’au parking de Bourg-Saint-Pierre, endroit où Didier et moi les rejoignons à partir de Chamonix. Quelques difficultés d’accès en raison de la fermeture du col des Montets (risques d’avalanches) nous obligent à faire de longs détours.
La météo est déjà excellente et la montée de 550 mètres de dénivelé nous donne déjà très chaud. Heureusement, un petit vent frais est le bienvenu.
Les sacs à dos sont prévus pour quatre nuits à l’hospice du Grand-Saint- Bernard ; les repas et pique-niques du midi sont fournis.

L'hospice sous la neige
Nous sommes très bien accueillis par le frère Frédéric qui nous offre le thé.
Nous nous installons dans nos dortoirs et, après une douche chaude, nous pouvons nous régaler d’une bonne soupe de légumes précédant un repas très copieux et convivial.
Le petit nombre de visiteurs (une trentaine) est probablement dû aux chutes de neige et risques d’avalanche des jours précédents.
L’hospice propose, pour ceux qui le souhaitent, des offices religieux ou des visites du musée et du trésor, ou encore un film : nous choisissons celui qui relate la vie au col du Grand-Saint-Bernard à la fin des années trente. Nous profiterons également le dernier soir d’une table de ping-pong à disposition pour nous défouler avec plaisir car il nous reste beaucoup d’énergie.
Chaque soir après dîner, Marc nous convie à un petit briefing pour la sortie du lendemain ou nous consultons le BERA et son incidence sur le ou les parcours prévus.
Mardi 24, après une bonne nuit pour tous à 2470 m d’altitude, ascension du mont Fourchon, avec dénivelé positif de 724 m : du sommet, superbe vue à 360 degrés sur les sommets suisses et italiens, notamment le mont Blanc et les Grandes Jorasses.

Montée au mont Fourchon

Les derniers mètres à pied

Corine devant le mont Blanc
Très beau temps mais conditions de neige moyennes ; d’ailleurs, une évacuation a lieu devant nous par hélicoptère suite à une mauvaise chute dans la neige lourde.
Mercredi 25, nous avons prévu le col de l’Arpalle en passant par la fenêtre d’en haut. Une glissade et la perte d’un ski, heureusement sans conséquence, nous ralentissent dans notre élan. Nous réussissons quand même à nous approcher du col et bénéficions d’une excellente neige pour le retour après plus de 800 m de dénivelé positif.
Jeudi 26, nous gravissons le col du Barasson côté ouest (l’est est encore inaccessible en raison de corniches et de plaques à vent), avec un petit supplément de remontée pour profiter de la bonne descente du col. Environ 650 m de dénivelé. Nous décidons de rentrer à 14h pour aider à décharger les cinq tonnes de vivres que l’hélicoptère a posés au pied de l’hospice en moins d’une heure.
L’hospice est ravitaillé deux fois chaque hiver et sollicite le bon vouloir des hôtes pour faire une chaîne humaine qui permet de transférer dans la bonne humeur les caisses de victuailles de l’hélicoptère à la cuisine. Un pot et un goûter nous sont offerts en remerciement, c’est le plaisir d’un moment partagé.
Le vendredi 27 est notre jour de départ. Le nombre de skieurs est beaucoup plus important qu’au début de la semaine (120 personnes) car l’hospice est prévu complet pour le week-end. C’est avec une météo toujours au beau fixe que nous revenons au parking de Bourg-Saint-Pierre où nous attendent nos voitures. Cette fois, le col des Montets est ouvert, ce qui nous permet de rentrer directement par Chamonix. Le retour à Clermont se passe sans encombre.
Un grand merci à Marc pour l’organisation de ce séjour en ce lieu hors du temps. Entre la beauté du site, l’accueil de l’hospice et les belles sorties réalisées, difficile de ne pas avoir envie d’y retourner !




