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Désert des Bardenas Reales et Picos de Europa. Itinérance du 13 au 21 juin 2026

Randonnée montagne
Rédigé par GeorgesS-e2f le 01/08/2026
Modifié par GeorgesS-e2f le 07/08/2026
Publié par GeorgesS-e2f le 07/08/2026
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📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « DESERT BARDENAS REALES ET PICOS DE EUROPA-Itinérance Niveau 4 »

Auteur : Edouard.   

Encadrants : Cyril et Cécile J.  

Participants : Edouard, Cécile C, Fabien, Pierre.  

Photos de tous les participants.  

 

« Et soudain nous le vîmes. Bienheureux, sommeillant, l’ours ronflait sourdement. À portée de main. Nous demeurions émerveillés, dans ce lieu unique que l’Espagne sait t’offrir, entre castillos et cañones ».

« Trop bien ces casques à réalité augmentée ! » m’écriai-je lors de la visite du château d’Olite que Cyril nous avait concoctée.

Château d’Olite

 

Est-ce un terril ? Une termitière ? Que dis-je, un abri nucléaire ?
 

En manque de canicule, c’est au désert des Bardenas que notre vaillant groupe est allé chercher un peu de chaleur.

Dans le désert des Bardenas

 

Le reste du séjour ? Pas besoin de réalité augmentée, il ne fallait juste rien rajouter : 150 km de parcours, plus d’un Everest de D+.

 

Refuge Jou de los Cabrones 2041 m (le plus haut)

 

Lac Ercina

 

Coucher de soleil au-dessus du refuge Collado Jermoso


Et surtout un terrain digne du GR 20, avec les roches aiguisées comme des serpes, bien saillantes qui t’attendent au premier faux pas…
Il était là, le leurre : penser parcourir 29 bornes en 10 heures, ce n’était pas déconnant. Mais à 2 km/heure, sous le soleil des Asturies, avec tente et sac de couchage,… nous avons revu nos plans.

 

Descente pentue

 

Dans la vallée glaciaire


La sagesse des foules ne les a pas empêchées de juger ce trek comme le plus beau et exigeant qu’elles aient jamais connues.

Il a fallu bien nous encadrer, certes. Mais n’est-ce pas dans la difficulté qu’on reconnaît le talent du capitaine ? Des capitaines : Cyril et Cécile.

 

Proches de la lune, à la cabane Verónica
 


Au-delà de la technicité du terrain, il y avait la richesse du groupe et son dénivelé émotionnel : joie, contemplation, fierté, doute, évitement, déni, amertume, nous en avons tous été victimes et auteurs.
La grande comédie humaine s’est jouée sur la plus belle scène du monde.
Quel meilleur moment pour une introspection que celui d’une rando éprouvante, surtout quand le groupe s’étire au rythme de chacun ?

Fallait-il débriefer pendant la longue route du retour ? Ou bien laisser nos corps se panser et nos esprits se dispenser de penser ?
C’est sûrement très bien ainsi : les paysages restent inégalables et les bons moments inoubliables.
Merci Cyril, merci Cécile. Il fallait nous supporter.

Et je laisse d’autres encadrants faire leur ce proverbe : ce n’est pas le but qui compte, c’est le chemin !