Tour du Sancy VTT 2016

Le 17.08.2016, par GeorgesS-685


Ecrit par Maël Gilles-Garcia – Le 5 août 2016

Pour l'édition 2016 du Tour du Sancy à VTT, nous sommes sept à nous retrouver le samedi 2 juillet à 9 heures sur le grand parking de Chambon-sur-Lac : Raoul, Didier, Fabienne, Marco, Claire, Brigitte et moi. Nous laissons nos affaires pour la nuit à Monique, l’épouse de Raoul, que nous retrouverons le soir.

J'ai pu m’inscrire à cette sortie VTT grâce à l'extrême amabilité de Didier et Fabienne qui ont bien voulu atteler leur remorque à leur voiture afin de pouvoir transporter trois VTT dont le mien, car je n'ai point de véhicule et je leur en suis grandement reconnaissant.

Programme du week-end : 55 kilomètres avec 1300 m de dénivelée positive le samedi, et autant le dimanche, tout autour du Sancy.

Nous commençons à pédaler un peu avant 10 heures sous la grisaille avec des températures fraîches pour la saison.

Nous traversons des forêts, passons au bord de pâturages, empruntons des chemins humides. 

De gros nuages se dessinent au-dessus de nos têtes et une pluie fine s'installe durablement.

Nous arrivons quelque peu boueux vers midi au Centre montagnard Cap Guéry (1) où nous pique-niquons. Il ne fait pas chaud, donc nous ne traînons point. 

C'est reparti pour la deuxième partie de la journée. La visibilité est très réduite : quelques mètres en raison de l'épaisse bruine et du crachin en plus.
Nous passons à presque 1500 mètres d'altitude, et c'est d'ailleurs le plus haut point de notre périple sur les deux jours.

Pour ma part, je n'avais jamais pédalé dans de telles conditions climatiques, et j'avoue que l'Auvergne n’en finit pas de me surprendre avec sa météo extrêmement changeante. Elle me rappelle si souvent la Patagonie ! 

Au moment où le temps s'améliore, le premier incident mécanique se produit : alors que nous roulons dans un champ prêt à l'enrubannage, le dérailleur de Raoul se remplit d’herbes et la patte de dérailleur casse. Mais Raoul, notre guide du jour équipé de sa carte IGN maintenue par des pinces à linge, a tout l'outillage et les pièces de rechange nécessaires dans son sac à dos. Une vraie boite à outils avec même une vis pour remplacer celle qui s'est tordue lorsque la patte du dérailleur s'est sectionnée en deux. 

Une leçon qui rappelle aux cyclistes l'importance de ne pas négliger l'outillage et les pièces de rechange au profit du gain de poids. Cette question de légèreté est en effet devenue une obsession ces dernières années...

Nous repartons, puis dix minutes plus tard, au passage d'un portique, Marc chute sur le côté et se relève avec une douleur à la hanche, mais heureusement rien de cassé. Après un instant de répit et quelques grimaces, nous entamons les derniers kilomètres en direction de La Tour d'Auvergne où nous devons passer la nuit.

Arrivés au hameau de Sarcenat, nous nous arrêtons devant une maison, et tout-à-coup, je vois Didier et Fabienne sortir des clés et ouvrir le portail puis la porte d'entrée. La surprise est belle quand Raoul m'apprend que c'est leur maison de famille dans laquelle nous allons passer la nuit.

Au même moment arrive notre assistance : Monique nous rejoint en voiture avec le ravitaillement.

Nous nous installons dans le jardin pour profiter des derniers rayons de soleil, certains et certaines sirotent des bières, d'autres nettoient les VTT...

La maison est tellement grande que quasiment chacun dispose de sa chambre. Il y a même une cave qui servait autrefois à l'affinage du saint-nectaire, un four à pain en pierre, une étable anciennement destinée aux animaux. Vous l'avez bien compris, nous sommes dans l'ancienne ferme des grands-parents de Fabienne.

Au menu du repas de ce soir : soupe de légumes, penne all'arrabiata agrémentées de morceaux de saucisses, fromage, fruits au sirop... Un vrai festin ! Et comme un festin s'accompagne d'un bon breuvage et que nous sommes de vrais sportifs, nous avons raisonnablement descendu trois bouteilles de vin...

Dimanche matin, nous prenons le petit déjeuner classique, sauf Brigitte qui opte pour des pâtes (miam !), et nous repartons vers 9 h 30 sous un beau soleil. C'est enfin l'été !

Nous passons à travers les champs clôturés, ce qui implique d'ouvrir les barrières électrifiées et c'est le début d'un festival de "Aie !". Un pour moi et trois pour Didier, notre guide du jour, qui a finalement dû remettre les fils de fer à l'aide de la pince isolante de Raoul.

La suite est un long fleuve tranquille avec des conditions météo parfaites pour admirer le puy de Sancy sous différents angles. 

Un peu avant la pause déjeuner de 13 h, nous affrontons un passage technique : roulage hors chemin sur des mottes de tourbes, ce qui n'impressionne nullement Claire...

L'après-midi, nous faisons une halte à la chapelle Notre-Dame de Vassivière, qui la veille a été le point d'arrivée d'une procession ayant lieu chaque année et pendant laquelle les pèlerins transportent une vierge noire. (2)

Aujourd'hui, nous croisons beaucoup plus de marcheurs qu’hier, passons le long du lac Pavin, traversons Besse, roulons sur une très belle partie du GR 30.

En milieu d'après-midi, nous nous égarons un peu, mais grâce au GPS de Claire, nous retrouvons la piste.

La fin du circuit est couronnée d'une magnifique descente de plusieurs kilomètres à travers les bois en direction du lac Chambon.

A noter qu'il n'y a eu aucune crevaison sur ces deux jours de VTT !

Pour fêter la fin du week-end dignement, tels de grands sportifs que nous sommes, nous terminons par une bonne bière...

Notes de la Rédaction :

(1)    Voir http://www.capguery.com/

(2)    Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Notre-Dame_de_Vassivi%C3%A8re

La statue de Notre-Dame de Vassivière est une vierge noire. Elle est installée l'hiver dans l'église Saint-André de Besse. Le 2 juillet (jour de la fête de la Visitation), elle est remontée à la chapelle de Vassivière : c'est la "Montée".