Deux gamines varappeuses dans la Jonte !

Le 19.09.2016, par GeorgesS-685


Ecrit par Bernard Finas – Le 26 juillet 2016

Deux gamines émerveillées, Gilbert et Bernard dans le rôle des grands-pères et Etienne dans celui du grand frère, pour répondre à une invitation des attachantes et jolies demoiselles…

Pour les enfants, comme pour les grands d’ailleurs, le plaisir du cadeau commence dans l’imaginaire de l’attente : les villages du Rozier et de Peyreleau, le rocher de Capluc, les lignes majestueuses de la roche décollée, les vases de Sèvres et de Chine, les vautours fauves qui vous caressent la nuque de leurs rémiges, le calcaire sculpté, la verticalité… et au fond coule une rivière…

Alors, pour cette escapade de deux jours, sans les parents, les 20 et 21 juin, dès début mai, après choix des dates et réservation du gîte, nos gamines nous adressent des messages impatients et passionnés « oh oui oui, nous avons hâte d’y être ! »

     

A quelques jours du départ et du premier jour de l’été, la météo enfin devient optimiste… Nouvelles réactions enflammées !

Enfin, c’est le grand jour, direction le village du Rozier inondé de soleil et le parking du Capluc pour un rapide pique-nique couronné par le pain d’épice cuisiné avec amour par Fanny (j’attends la recette). Et il en reste pour le goûter !

Nous empruntons une portion du GR dominé par le rocher de Capluc, qui passe au pied du secteur d’escalade dit du Révérend avec en fond la roche décollée… magique ! Du rêve à la réalité…

Une cordée de deux, une cordée de trois, le compte est bon… cinq !

Escalade plaisir avant tout dans le ravin des échos, mais même les voies faciles de la Jonte (d’après le topo) demandent un peu d’engagement, ne le répétez surtout pas, mais j’ai même aperçu Etienne tirer au clou ! Chuuut !

Sur le chemin du retour vers le Capluc, nous honorons le Révérend de notre humble présence (pour les novices, c’est le nom du secteur et aussi celui d’une voie), deux longueurs pour Etienne et Gilbert avec un rappel en fil d’araignée de 50 m tout juste, et une longueur pour Bernard, Alice et Fanny. Au relai, je papote avec Gilbert qui assure Etienne, et j’assure distraitement les gamines, je ne les vois pas, mais je les entends piailler et en conclus que tout va bien ! Un « sec, Bernard ! » me rappelle de temps à autres à mes impérieuses obligations !

Déjà le soleil décline, alors direction la terrasse du Gévaudan pour une desesperados (ne le répétez surtout pas aux parents !) ; seul Etienne reste raisonnable avec un coca. Gilbert et moi attestons que la nouvelle et charmante serveuse a fait d’énormes progrès depuis la semaine précédente !

Une bière dégustée un peu trop vite et l’effet du soleil, sans doute, et je nage dans l’euphorie… Je ne conduis pas, alors… Fou rire irrépressible jusqu’au gîte !

Une douche rapide et nous voilà confortablement installés dans la salle à manger panoramique, face au rocher de Capluc… Truites de la Jonte en papillotes, un régal et un test de dépeçage ! Je ne parle pas du dessert, vous seriez jaloux !

Il est temps de coucher les enfants… et les grands… mais nos gamines ont une dernière occupation, un comptage comparatif de leurs bleus au niveau des genoux ! (il semble que ce soit une spécialité très féminine - les bleus, pas le comptage !) : ce sera match nul pour ce soir (j’ai promis de ne pas dévoiler le score !), mais il reste encore demain !

Prochain objectif : petit déjeuner à 8 h, une vraie grasse matinée. Nuit de Chine… à cause du Vase, pas de la chanson !

Et pour ce début de la seconde journée, direction le secteur de la Roche décollée.

En effet, les gamines souhaitent conduire les Gogols à la diagonale… Vos désirs sont des ordres, les filles (pour les novices, le nom de la voie est « La diagonale du Gogol », avec une traversée mythique en troisième longueur).

Fanny s’offre la deuxième longueur en tête sous l’œil attentionné du grand frère Etienne.

Nouveau pique-nique couronné, cette fois, par les cookies cuisinés avec amour par Alice. (j’attends aussi la recette). Et il en reste pour le goûter !

Nouvel assaut au calcaire sculpté, que dis-tu Etienne ? « C’est aéré ».  40 m et trois points, c’est une bonne définition, Etienne nous gratifie d’une lunule. Ce n’est que le début de l’été, mais plein sud, nous sommes bien cuits…cuits…cuits !

Quelques cookies à l’ombre et il est temps d’envisager une boisson bien fraîche en terrasse, en bordure de rivière, avant de reprendre la direction de Clermont, non sans avoir pris l’engagement de revenir… sans les parents, bien sûr !

Les initiés ont peut-être compris, quoi que… Alice et Fanny ne sont plus tout à fait les gamines de mon imagination… elles ont un peu grandi…

Merci les gamines, merci Etienne, d’avoir partagé ces deux journées de rêve avec les grands-pères. Merci pour vos rires et votre bonne humeur communicative.

           

                     Alice, Fanny… nos adorables gamines !