Au Rocher de Costaros : escalade automnale

Le 08.12.2015, par GeorgesS-685


Samedi 24 octobre 2015 – 10 heures – arrivé à Chamalières-sur-Loire (43), notre groupe de sept grimpeurs et trois grimpeuses passe la porte du café de la petite commune, dont nous accaparons les tables de l’établissement, scrutés par l’œil suspicieux des habitués. Eh oui, ce samedi, il y a du tourisme à Chamalières-sur-Loire (482 habitants). Les neuf cafés réglés, nous trouvons le Chomeil, site où l’on se réveille devant le rocher de Costaros. Chacun sort son  matériel et assure son/sa/ses partenaire(s) d’escalade. Exemple : Noël assure Gilbert qui assure Aurélie qui assure Jean-Pierre. Compris ? Il valait mieux… Une première voie, puis une deuxième : on ne regrette pas l’effort que nous impose le rocher. On surplombe la mosaïque de couleurs automnales des arbres qui chantent la nature d’octobre. Pique-nique sur le pouce, casques sur la tête, groupe dans les temps. On fait coucou au soleil.

Et c’est vers Blanlhac que l’on se dirige pour trouver notre gîte. Dans l’une des deux voitures, on va à Blaniac, dans l’autre à Blanlac. On ne tranchera pas le débat sur l’articulation phonatoire du village auvergnat. On entre dans le gîte. On visite. Tout le monde dans le même dortoir.

Un inquiet : « Qui ronfle ? »

On baisse la tête. (…)

On fait l’appel : - Monbazillac ? Présent ! – Saint-Émilion ? Présent ! - Année ? 2012 !

On fait la grimace.

Un grimpeur : « J’ai un Saint-Émilion 2010 ».

Rassuré, le groupe se met en cuisine.

Grimpeurs et grimpeuses mettent la table. Présentons-les : les âmes féminines sont Kate, Éloïse et Aurélie. Les grimpeurs : Bernard, que nous remercions chaleureusement pour l’encadrement de cette sortie, Raphaël, un des co-voitureurs, Jean-Pierre, deuxième conducteur, Noël, notre MacGyver, Gilbert, notre fournisseur (seuls les participants de la sortie comprendront), Thierry et Alexandre, les plus jeunes grimpeurs.  

Après charcuterie, poulet, haricots verts et gratin dauphinois, on se régale du dessert sucré de notre organisateur Bernard. « Éloïse a 14 ans aujourd’hui », me confie-t-il, « donc, j’ai acheté un gâteau ».  Ma suspicion le fait vérifier la date de naissance d’Éloïse qui aura en fait 14 ans le 24 novembre prochain et non le 24 octobre, ce samedi.

- Bernard, interdit par son sens incertain de la chronologie : « On fait comme si ??... »

- Noël, amusé par la farce, suggère : « Et si on lui disait qu’elle est bien née le 24 octobre mais que ses parents lui mentent depuis 14 ans ? »

Gloussements en cuisine…

On allume les bougies, on chante, je simule une révélation sur la date de naissance de notre benjamine qui semble avoir une confiance aveugle en ses parents... la supercherie ne prend pas. Éloïse aura eu un joli gâteau d’anniversaire grâce aux absences de B., grâce au CAF donc.

Le Saint-Émilion de Gilbert laisse sa place au Monbazillac pour accompagner le dessert qui ouvre une conversation sur les orientations alimentaires de chacun et les effets des aliments sur la santé. Le ton monte chez certains, chacun croit mieux savoir que l’autre, on renchérit, on n’est pas d’accord. Certains ont éliminé la viande, d’autres le gluten, d’autres encore les produits laitiers, il y a même une crudivore à table. Les plus jeunes sont très engagés. Les plus mûrs écoutent, perplexes. Puis lassés par ce débat sans fin, certains se lèvent de table.

(Pardon à eux pour les longueurs du débat. Conclusion : le Saint-Émilion, ça fait parler).

Oui, il se fait tard. Et on change d’heure ce week-end précisément, d’où la question récurrente toute la journée de dimanche « Mais c’est l’heure de la nouvelle ou de l’ancienne heure ? »… ce qui ne nous a pas empêché de prendre notre temps dimanche sur les voies sous le soleil automnal qui s’enfuit désormais plus vite : à 17h00 (de la nouvelle heure), on ramasse cordes et têtes de cordées – devenues têtes de volants – direction Clermont. Très beau week-end. Merci les filles ; -)

Aurélie Barnabé